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Notre proposition
Et si la solution c'était nous.
Une communauté responsable est composée de personnes habituées à s'entraider et assistées d'un outil numérique conçu pour eux. Voilà ce que nous voulons proposer comme moyen de "gestion des urgences" en cas de catastrophes naturelles, de feu chez le voisin, de crise cardiaque ou de vol de véhicule.
Parce qu'ensemble nous pouvons faire face instantanément à beaucoup de situations avec une intelligence qui n'est pas artificielle.
Les besoins
L’Etat et la collectivité territoriale doivent pouvoir alerter leurs administrés en danger (incendie, tremblement de terre, pollution chimique, effondrement, etc.) sur une zone précise. Ainsi chaque utilisateur pourra valider la bonne réception de l’alerte, sa position et sa situation par rapport au risque. Il validera sa mise en sécurité.
Chaque utilisateur, directement concerné ou non, doit pouvoir alerter un groupe de personnes en cas d’urgence (crise cardiaque, agression, vol, attaque terroriste, etc.). De la même manière, il doit être géo localisable par les services d’urgence et ainsi de profiter de procédure adapté à sa situation.
Comme les services d’appels (15, 17, 18 et 112), ce système alerte les personnes concernées. Mais au-delà de ça, il sécurise chaque individu en fonction de la problématique. Il donne une vue en « temps réel » des personnes encore non mises en sécurité sur le site concerné. Il prévient ainsi les risques d’aggravation de l’accident et permet de mieux gérer les secours.
Sans attendre une aide des services administratif chacun pourra en concertation prendre part aux secours. Le système s’adaptera alors aux besoins humains et à un univers numérique en constante évolution.
Le constat de la situation
en France
- En France, le site du gouvernement expose ce que dit la loi et ce qui doit être mis en place par les maires : (www.gouvernement.fr/risques )
Les collectivités territoriales désignent les communes, départements et régions de la Métropole et de l’Outre-mer. Comme l’État, les collectivités territoriales ont aussi un rôle essentiel à jouer dans la prévention des risques majeurs, ainsi que dans la gestion de ces risques.
Depuis 1987, une série de dispositions législatives et réglementaires leur impose d’informer préventivement les populations des risques majeurs auxquels elles pourraient être exposées (sur la base du Code de l’environnement, art.125–2). Le préfet, les propriétaires, les industriels et surtout le maire sont désormais tenus de responsabiliser les citoyens exposés aux risques majeurs. C’est la raison pour laquelle le maire développe une série d’actions d’information préventive et de communication au niveau local qui passe notamment par la réalisation d’un document d’information communal sur les risques majeurs (Dicrim).
Le Dicrim (R 125-11 code de l'environnement)
Le Dicrim est un document réalisé par le maire et librement consultable en mairie qui a pour objectif d’informer tout citoyen sur :
- les risques naturels et technologiques,
- les conséquences sur les personnes et les biens,
- les mesures individuelles et collectives de prévention, de protection et de sauvegarde mises en œuvre,
- les événements et accidents significatifs survenus dans la commune (circulaire du 20 juin 2005),
- les moyens d’alerte en cas d'évènement ou de danger.
Près de 28 000 communes sont concernées par l’obligation de réaliser un Dicrim. Il s’agit de communes disposant d’un Plan de Prévention des Risques naturels, miniers ou technologiques de communes situées dans les zones de sismicité, etc. Cependant sur l’initiative du maire, un Dicrim peut être réalisé dans une commune en dehors de toute obligation réglementaire.
La réglementation impose au maire de faire connaître au public l'existence du Dicrim par un avis affiché à la mairie pendant deux mois au moins.
En 2016, le Ministère en charge de l'information préventive évalue à 7 000 environ le nombre de communes ayant un tel document.
L'ensemble des documents sont consultables aussi à partir d'Internet à partir du site de la Préfecture, de la mairie ou des portails www.prim.net, www.georisques.gouv.fr.
L'affichage des risques et des consignes (R 125-12, 13 et 14 code de l'environnement)
La loi précise depuis 1987 que les citoyens sont informés par voie d'affiche. Il revient au Maire de définir l'implantation de l'affichage dans la commune des risques prévisibles et des consignes à respecter en cas de danger ou d'alerte.
Un arrêté du 9 février 2005 a simplifié les modalités de cet affichage : pictogrammes, libellé des consignes, couleur, taille...en ramenant à une affiche quelle que soit le nombre de risques identifiés.
L'affichage est à la charge du propriétaire ou des gestionnaires si le maire décide de l'imposer dans des bâtiments.
En 2016, on estime à moins de 500 les communes ayant procédé à cet affichage.
Des dispositions particulières s'appliquent aux campings situés en zones à risques.
L'inventaire des repères de crues historiques et la pose des repères correspondant aux plus hautes eaux connues. (R 563-12 code de l'environnement)
Pour renforcer la mémoire des inondations, il est demandé depuis 2003 au Maire de procéder à l'inventaire des repères de crue historiques présent dans sa commune. De plus, il doit avec l'appui des services de l'État procéder à l'installation de repères correspondant aux plus hautes eaux connues (PHEC). La loi lui permet de l'installer sur des espaces publics mais aussi privés. Il revient à la commune d'assurer la maintenance de ces repères.
Après la submersion du littoral atlantique, l'État a fait réaliser plus de 2 000 repères en alliage pour rappeler les limites de la submersion marine. En Vendée, 6 ans après, seuls 44 repères ont été implantés.
L'inventaire des cavités (L 563-6 code de l'environnement)
Pour conserver la mémoire des cavités existantes sur le territoire communal, chaque citoyen est invité à déclarer à la mairie toute cavité dont il a connaissance. Il revient alors au Maire avec l'appui des services de l'État de vérifier le dire. Cette information avec la cartographie correspondante est incluse dans le Dicrim.
Les actions de communication (L 125-2 code de l'environnement)
Pour les communes soumises à un plan de prévention de risques naturels, le Maire doit communiquer au moins une fois tous les deux ans, sur les risques et les mesures de sauvegarde notamment à l'attention des nouveaux arrivants. Les modalités, les supports, les médias utilisés sont laissés à l'appréciation du Maire : réunion publique, exposition, journal municipal, accueil nouveaux arrivants... en fonction du nombre de personnes concernées et des caractéristiques de la commune.
La brochure SEVESO
Pour les communes concernées par un établissement industriel classé au titre des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) et à risque élevé : SEVESO seuil haut ou à autorisation spéciale, il est organisé tous les 5 ans une campagne d'information et une brochure est adressée aux riverains par le biais du Maire.
Le PCS (L 731-3 code de la sécurité intérieure)
Les évènements catastrophiques comme la tempête de 1999, l'accident d'AZF à Toulouse en 2001 ou encore la canicule en 2003 ont incité le législateur à renforcer le droit à l'information du public et l'obligation pour les communes soumises à un risque de mettre en place une organisation particulière en cas de crise qu'on appelle Plan Communal de Sauvegarde (PCS).
L'élaboration de ce plan vise à préparer et organiser la commune pour faire face aux situations d'urgence. Il peut définir dans ce cadre-là les orientations de sauvegarde à respecter par les établissements abritant une forte vulnérabilité ou d'importance pour la résilience territoriale. Celles-ci peuvent être alors adressées par le maire dans un cahier de prescriptions pour la réalisation du plan particulier de mise en sûreté (PPMS) ou du plan de continuité d'activités (PCA).
Pour plus d’informations sur les PCS
L'alerte des populations
Il revient au Maire d'alerter sa population en cas de danger. Pour cela il peut s'appuyer sur les dispositions du Système d'Alerte et d'Information des Populations (SAIP) déployé par le ministère de l'Intérieur notamment les sirènes ou/et des relais locaux : site Internet, réseaux sociaux, média radio ou TV, application smartphone, référents...
Sauf que l’application SAIP n’existe plus depuis 2016 ! Et, bien qu’elle soit proposée sur le site du Gouvernement plus de 3 ans après, le gouvernement invite les français en cas d’urgence, de la manière suivante :
Utiliser les médias sociaux en situation d'urgence
Les médias sociaux constituent un nouveau canal de communication qui permet d’associer les citoyens dans une démarche participative, notamment en situation de crise. C’est tout l’objet des #MSGU, ou pratique des Médias Sociaux en Gestion d’Urgence. Il s’agit pour l’État de s’appuyer, en cas par exemple de catastrophe naturelle, sur des internautes volontaires et mobilisés, à la fois pour diffuser l’information officielle fiable sur la crise, et remonter de l’information de terrain, via tous les moyens offerts par le web social : tweets, photos géolocalisées, cartes interactives, outils contributifs... Cette collaboration avec les internautes permet à l’État de démultiplier sa surface de diffusion et de captation d’information, et d’être d’autant plus efficace pour sa gestion de crise. Catastrophe naturelle ou technologique, attentat, accident… nous avons souhaité vous aider à adopter une démarche participative et responsable avec ces infographies qui vous guideront étape par étape !
Et donc sur le site du Gouvernement, il y est précisé, en ce 21 août 2019 :
Le ministère de l’Intérieur a annoncé le 29 mai 2019 la création d’un nouveau dispositif d’alerte de la population en cas de danger immédiat. Les messages d’alerte et de prévention du ministère seront diffusés de façon prioritaire par Twitter, Facebook et Google mais aussi par certains canaux de communication de la RATP, Vinci Autoroutes, Radio France et France Télévisions.
En cas de crise grave, Twitter assurera une visibilité toute particulière aux messages du ministère de l’Intérieur. Un bandeau spécial pourra apparaître au-dessus du fil de chaque utilisateur. En parallèle, il est recommandé aux utilisateurs de Twitter de s’abonner au nouveau compte @Beauvau_alerte et d’en activer les notifications afin d’être informé en cas d’événement majeur de sécurité publique ou civile et de recevoir des consignes comportementales adaptées
Sur Facebook, le ministère de l’Intérieur aura la possibilité de directement communiquer ses informations sur l’outil « Safety Check ». Ce système d’alerte permet aux utilisateurs de Facebook de signaler à leurs proches qu’ils se trouvent en sécurité lorsqu’un événement met en danger la population.
Google mettra en avant les messages du ministère de l’Intérieur via la plateforme « Posts on Google » dès lors que l’utilisateur se trouvera dans la zone impactée ou effectuera une recherche liée à l’événement en cours.
De leur côté, la RATP, Vinci Autoroutes, France Télévisions et Radio France relaieront également, en cas de besoin, les messages du ministère liés à une crise grave en cours
Ce nouveau dispositif d’information des populations remplace l’application SAIP, lancée en mai 2016 pour l’Euro de football.
